Économie et investissement

En route vers une troisième mission spatiale en 2027, l'astronaute français Thomas Pesquet vise la Lune

Jun 3, 2026 IDOPRESS

Thomas Pesquet à la Convention internationale aérospatiale 2002 au Parc des expositions de Paris,le 21 septembre 2022. (MAXIME GRUSS / HANS LUCAS )

"Pour moi,le but de long terme,c'est la mission Artemis vers la Lune." L'astronaute français Thomas Pesquet a salué,mardi 2 juin auprès de l'AFP,l'"opportunité" de repartir en 2027 pour la troisième fois dans l'espace dans le cadre d'une mission scientifique au sein de la Station spatiale internationale (ISS),avec la Lune en ligne de mire.

Fin novembre 2025,l'Agence spatiale européenne a annoncé que trois astronautes européens – un Allemand,un Italien et un Français – allaient participer aux prochaines missions Artemis,dont l'objectif est de retourner sur la Lune avant 2030. Parmi les astronautes français potentiels figure évidemment Thomas Pesquet,qui estime que ce troisième envol en 2027 lui permettra d'ajouter une "corde à son arc",puisqu'il devrait devenir à cette occasion le premier commandant non-américain d'un vaisseau américain. "La toute première opportunité,je pense,pour la Lune,ce sera en 2029. Et donc,avoir une mission mi-2027 n'a absolument pas d'impact" négatif,a-t-il souligné.

"Cette mission s'est présentée,on a choisi de la saisir"

En attendant,les deux astronautes Thomas Pesquet et Arnaud Prost partiront d'abord dans l'espace en 2027 dans le cadre d'un accord signé entre la France et l'entreprise spatiale américaine Vast,annoncé lundi par Emmanuel Macron. "Ce qui est super intéressant,c'est que ça permet aussi d'envoyer dans l'espace Arnaud Prost",a noté Thomas Pesquet. Les deux Français participeront à des missions différentes,mais qui dureront toutes les deux "approximativement deux semaines",a précisé l'entreprise californienne Vast dans un communiqué.

"Cette mission s'est présentée,on a choisi de la saisir",explique Thomas Pesquet. "Les missions vers la Station spatiale,c'est toujours de la recherche. Les besoins continuent à exister. Ces missions un petit peu plus courtes sont une nouvelle opportunité de maximiser le retour scientifique de la Station spatiale",dont la fin est programmée pour 2030. Thomas Pesquet,48 ans,a déjà effectué deux missions au sein de l'ISS.