Économie et investissement

Protoxyde d’azote : le gouvernement veut créer trois nouveaux délits punissant la consommation et le transport

Mar 25, 2026 IDOPRESS

Des capsules de protoxyde d’azote dans un centre de tri près de Paris,le 21 novembre 2025. BENOIT TESSIER / REUTERS Laurent Nuñez a annoncé,mardi 24 mars,lors d’un entretien au « 20 heures » de TF1,un durcissement de la législation contre l’usage détourné du protoxyde d’azote,considéré comme un fléau. Utilisé à l’origine principalement en cuisine pour la production de chantilly,ce gaz hilarant est devenu un stupéfiant très répandu.

Trois délits vont être créés punissant sa consommation et son transport. Ces mesures font partie d’un projet de loi contre la délinquance et la criminalité organisée,visant,selon le ministre de l’intérieur,à créer un « choc d’autorité ».

Laurent Nuñez a expliqué qu’inhaler du protoxyde d’azote serait passible d’une « peine d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende » avec possibilité d’une amende forfaitaire de 200 euros. Le transport du produit sans motif légitime sera passible « de deux ans de prison et 7 500 euros d’amende » et la conduite sous son emprise « de trois ans de prison et 9 000 euros d’amende »,a-t-il ajouté. Sa vente sera strictement encadrée : plage horaire pour l’acheter,interdiction de vente la nuit. La vente illégale sera sanctionnée par des peines allant jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende avec possibilité d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 500 euros. Les commerces contrevenants à ces mesures feront l’objet d’une fermeture administrative,a encore annoncé Laurent Nuñez,se réjouissant d’« un progrès significatif ».